Chelsea lyrics


Karemera


12. LE TEMPS S' CASSE
Des fins fonds des empires obscurs le temps a décidé de mon sort
La mort les prend au berceau fait du tirage au sort
Au dessus du ciel qui s’incline
Mes nouveaux ennemis hostiles
Pissent dans leurs frocs mais font style de ne pas savoir d’où je sors
Un cercle vicieux tracé au compas
Sursis sur sursis et plus si le juge ne nous aime pas
Aussi précis concis et exact que ça paraisse ça se passe
Seconde après seconde
Hélas je vois le temps qui se casse
Et si on meurt il faut qu’ils sachent
Que dans un rappeur demeure un homme qui n’a pas peur
Et un scarla qui pleure
Dieu tout puissant écoute nos chapelets chapelets
Le jour du jugement dernier promets-nous de nous appeler
Si sur la flamme de ma bougie il faut que tu souffles
Carpe Diem prends soin de tous les oufs avec qui je souffre
Mais à genoux j’implore ton appui même
S’il me semble que je mène ma vie comme des larmes comme dans une putain de pluie

Même si le temps temps temps se casse
Je serai toujours là pour toi Margi
T’inquiète pas
Je suis là pour toi

Clando sans passeport margi j’atterris à Roissy
Depuis le temps que tu me cherches tu m’as trouvé maintenant me voici
Enfant d’Afrique avec moi je traîne mes souvenirs
Des flashs d’homicide flash-backs d’un génocide
J’entends des clics et des clacs sous la gâchette mes négro claquent
J’entends des tics et des tacs le temps passe l’espace se contraste
Encore sur la piste direction palais de justice
Recherché mort ou vif les nerfs à vif comme un terroriste
Il me semble que je mène ma vie comme dans un pèlerinage
De cage en cage lieu de retour Alcatraz
En attendant le lever du jour je contrôle la base
Je déclare la guerre au nom des miens opération kamikaze
Margi dans ma généalogie poursuivi durant toute ma putain de vie
Ils appellent ça paranoïa vie de gangsta
J’admets que je suis fou mais pas assez pour retourner au trou

Même si le temps temps temps se casse
Je serai toujours là pour toi Margi
T’inquiète pas
Je suis là pour toi

C’est ainsi qu’on se retrouve
Coincé entre la vie et la mort
Entre un passé qui n’est plus
Un futur qui n’est pas encore
Tu n’as rien vu venir sanctions et heures de colle
Priorité oblige alors tu as laissé bé-tom l’école
Je ferai ceci je ferai cela
Résultat des courses nada
On se retrouve dans la rue
Dans le même deal de la marijuana
Sur le trottoir des coups bas pour arrondir les mois
Je t’aime comme un frère
Je te comprends qu’on te laisse dans ton émoi
Ce n’est qu’une histoire de flicaille racaille qui tourne autour de maille
Emblème suprême $ soleil pluie qu’il fasse chaud ou que ça caille
Des imprévus de l’histoire jours noirs nuit blanches quand le destin foire
Qu’importe je garde espoir d’entendre un jour mon son sur sky
tous les négros de ma clique veulent ma gueule sur MTV le ghetto j’en fais mon biz’
Le reste c’est des choix de vie va de l’avant le combat continue sois un battant
Margi soldat en tenue toujours partant
Dieu tout puissant écoute nos chapelets chapelets
Le jour du jugement dernier promets-nous de nous appeler

Lyrics by Karemera Copyright©2004



SOUFFLE AU CŒUR

Je suis né je vis et je mourai pour la même cause

Pas comme une pute enfermée dans une maison close

J' suis sous métamorphose et j' vis ma vie sous hypnose

Seule et unique raison qui fait qu' j’augmente les doses

J' roule à tombeau ouvert sur la voix express

J' suis pris de cours par mon passé en excès de vitesse

On était six au départ

Me voici en solo

Ne m' demande pas où est le reste engagé sur la voie céleste j’ai du lâcher du lest

Même mes lyrics de ma genèse à l’apocalypse

N’auraient pas pu me prédire

Que dès l’école maternelle

Cette violence quotidienne deviendrait violence éternelle

Même pas celle qui m’a poussé du CP à l’école primaire jusqu’au BAC au lycée

Et vidait mon frigidaire de boisson alcoolisées

J' suis qu’un homme au cœur fragile pas un cadeau du ciel

Comme ces buildings aux pieds d’argile devenus tas de poussière

Je voudrais pas vous blesser je viens de loin là d’où je viens

Y a pas d’acte de naissance sans certificat de décès



J’ai comme un souffle au cœur

Tu crois que tu ris mais tu pleures

Tu crois que tu vis mais tu meurs

Le jour où je partirai je voudrai que le ciel pleure



J' ferme les yeux et j' me dis << ça n’est pas réel>>

Rien qu' le temps que j' me tire dans un monde parallèle

Madame le juge je m’excuse si en tout état de cause j’ignore de quoi on m’accuse

J' suis pas dans la matrice j'm’appelle pas Néo

Mon seul souhait dans le feu de l’action c’était de planer haut

Grâce aux substances illicites à la recherche de l’exit

Je me sentais comme un Chicano à la frontière du Mexique

Perdu dans les brumes de l’alcool et du shit

Mais comment planer plus haut

Avec un cœur en or massif inoffensif

Alors qu' les balles sifflent jusqu’au bloc des soins intensifs

8.6 dans la main droite et j' suis en plein extase

J' voudrais planer plus haut car trop près du sol on s ’écrase

Sortir ses crocs c’est dur

Surtout si t' ignores tout ou presque de la procédure

T' as de la veine tu t’en sors qu’avec des points de suture



J’ai comme un souffle au cœur

Tu crois qu' tu ris mais tu pleures

Tu crois qu' tu vis mais tu meurs

Le jour où j' partirai j' voudrais que le ciel pleure



Et aujourd’hui ce qui encore me sidère

Pas qu' des commissaires me considèrent comme un homicidaire

Comment ai-je pu tenir avec une âme si suicidaire

Y a un bail depuis qu’avec les porcs c’est cuit

Ils voient qu' des barreaux pour me mettre hors circuit

Mais par le feu ou par le sang je porterai la couronne

Je ne ramasserai pas de savonnette dans les douches pour homme

Les mêmes qui me traitent comme une espèce de voleur

Seront les mêmes qui m’apprécieront à ma juste valeur

Shable les tourner leurs vestes devant le fait accompli

Et si ce n’est pas un excellent rapport qualité-prix

Qu’ils allongent la maille c’est toujours ça de pris

Je me suis fait faire cocu par mon propre ref

Mais j’ai fini par faire un gosse à sa propre meuf

J’ai l’impression qu’on m’enterre

J' suis à la barre en train de parler pension alimentaire

Plaider coupable jamais de la vie regarde moi je ris

C’est à croire qu’il y a une larme dans les yeux du jury.



Lyrics by Karemera ©2004




AME PERDUE

Jours noirs nuits blanches

C’est ici qu' la vie commence

Entre pleurs déchirements et tourments

Quatre murs ou quatre planches

Ça s' résume par des blouses blanches

Le Doc’ peut pas me sauver y en a qui trouvent ça étrange

Qu’il soit aussi pressé à déclarer mon décès tu sais

C’était couru d’avance depuis ma tendre enfance

Destin croisé et corrompu profitant de mon innocence

Du berceau à la tombe si on pouvait vivre et mourir

Sans pour autant en souffrir

J' danse j' danse avec le diable expiation de ma sentence

J' brûle déjà dans les flammes essence de ma quintessence

On fuit la loi du tribunal mais celle de la rue elle est pire

Tous les faux coups sont permis afin d' bâtir son propre empire

T' attends que ça se passe entre temps y a tes tes-po qui trépassent

Prêt à tout pour le cash

Balance la tchatche que ça soit du cash ou la culasse d’une kalach

Tu veux un négro pour que tu le butes fils de pute

Tu veux un rabza pour que tu le butes fils de pute

Tu vois tout le monde jure pas comme toi il est rare qu’on dise zut

La plupart viennent de la soute si tu bronches ta gueule on l’ampute

Imagine-moi une seconde sous ces tubes et ces fils

Immobile sous mes yeux ma vie d' pêcheur qui défile

Mon dernier combat plongé dans ce putain de coma

Loin de tous mes refs loin d' mon rep et ma rem

Compte à rebours déclenché au compte goutte d' sérum

En phase terminale respiration artificielle

Laissant mon âme se frayer un petit chemin vers le ciel



Le paradis d’un gangster

N’est pas six pieds sous terre

Où que tu sois je reste fier

Rendez-vous en enfer



Tes rêves sont qu' des actes manqués

Opportunité ou une chance que t’as pas pu tenter

tu te laisses hanter

Par toutes tes obsessions tu me souhaites l’extrême onction

Que veux tu j' préfère la mort que la soumission

Tu rêves de moi enfermé dans une putain de boîte

Je suis l’une des causes primordiales de tes sueurs froides

Quand tu t' réveilles les mains moites tu te dis que c’était un leurre

Quand les miens meurent personne ne pleure

Les keufs sont jamais à l’heure

C’est là où le bât blesse

y en a qui meurent y en a qui naissent

Et j' traîne mes chaînes de la liberté comme un chien à la laisse

Enterre-moi si tu veux lors d’un silence dramatique

De l’au-delà j' surgirai avec mon automatic

On révisera nos casiers de fond en comble au rayon x

Un de ces sombres chapitres dans le livre des crimes d' l’apocalypse

Ça prendra le temps qu’il faudra

Cousin t’inquiète pas y a pas dra

Qu’ importe l’obscurité un jour la lumière apparaîtra

Afin que la vie nous sourisse avec toutes ses dents

Qu’elle efface tout ce qu’ils qualifient de mauvais antécédents

On ne pourrait pas s’en sortir même si on se tenait à carreau

Avec nos gueules dans la ligne de mire boule à zéro derrière les barreaux

Dehors ou dedans c’est le même profil tragique

On traîne nos pas dans les tiers-quar dans les queues des ASSEDICS

Bien conscients que nous sommes et restons que des chiffres statistiques



Le paradis d’un gangster

N’est pas six pieds sous terre

Où que tu sois je reste fier

Rendez-vous en enfer





C’est ainsi qu’on a grandi et c’est ainsi qu’on est né

On sait qu' dans n’importe quel procès on est déjà condamné

C’est rien qu' des formalités

Chaque jour que Dieu crée

Nous oblige à nous souvenir de c' qu’on ferait mieux d’oublier

J’ai vu des hommes vendre leur âme

Pour une poignée de crack shit ou un gramme de coke

J’ai vu des jeunes derrières les barreaux

Pleurer dans l' noir à se chier dans le froc

J’ai vu les membres de ma famille se faire descendre un par un

Plus rien à faire ramène ta mafia et j' te nique le parrain

A la guerre comme à la guerre pas d' chichi on croise le fer

on fait ce qu’il y a à faire pour nos frères

Même s’il faut qu’on finisse en enfer

Impossible d' fermer les yeux trop près du feu

Dans ce monde où pour mourir un nouveau né est assez vieux

Au delà de la limite j’ai vu écrit ci-gît

Six hommes soulevant une boîte fin de prière ici je crie

Larmes d’amour non d' rancœur trop de blessures pour un seul cœur

L’hymne du chant libérateur comme des anges qui chantent en chœur

L’iris de Dieu sur moi son esprit en moi encré

Des fin fonds de la rue s' répandent les flammes du feu sacré

Qui aurait su qui aurait cru que notre adresse serait la rue

Que la vie en toute violence nous aurait bouffé tout crus

C’est qu’une histoire ordinaire quotidienne d’un esprit vide

D’un radeau qui flotte loin de son Atlantide



Le paradis d’un gangster

N’est pas six pieds sous terre

Où que tu sois je reste fier

Rendez-vous en enfer



Lyrics by Karemera Copyright © 2004



BERETA

Tu as atterri dans ma main au crépuscule loin de la lumière du jour

Et quand je t’ai vu tout de suite j’ai su que ça serait pour toujours

Les yeux bandés pourrais-je savoir qui me met en joue

Et si jamais je pouvais crois-tu que je puisse l’admettre un jour

Toi et moi à 2 clos Bereta

On traversait chaque saison comme notre dernier été

Avec la faim et le froid parfois trop près de l’éternité

Tu étais ma seule raison pour faire comme si de rien n’était

Vie de Margi peut être étais-je

Trop jeune trop pauvre et peut être trop noir pour un amour interdit

Ma mémoire se barre je subis des trous noirs je m’en serais pas remis

Tu es plus qu’une meuf mon ange gardien avec toi on fait un

Sans toi je suis veuf et à la fois orphelin

Plus besoin de branlette 8.6 comme un somnifère

Je ferme les paupières

Et je frôle les faits divers

J’affronte le froid d’hiver

Ma croix me semble plus légère que ma croix d’hier

Il me semble que l’on ne s’amuse plus sur ma croisière

Quand je repense à l’époque d’hier il faut que je me marre

Des mauvais rêves je suis passé à de beaux cauchemars

Contre les embrouilles les poursuites

Il a suffi que je lève mon sweat

Pour qu’ensuite touts ces affaires soient classées sans suite

Comme c’est bizarre comme ça change aussi vite

Même les tasses-pé le manque de respect elles évitent

As-tu vu ces putes noires putes blanches

Versent des pertes blanches

Crèvent d’envie de me voir allongé en quatre planches

Glisse ton arme et verse tes larmes scarla

Karemera hors la loi je te fais couler ton mascara

Ici des gosses clamsent pour des diams à 16 carats

Si le job n’est pas fait c’est toi qui meurs dans ce cas là



Certains négros savent pas de quoi ils jactent

Et le comprennent un peu trop tard juste après l’impact

Comprendront-ils que ce qui importe après le passage à l’acte

C’est que l’autre soit mort et que ton corps soit toujours intact

Grâce à toi je ne fais pas partie de ceux qui dans leurs rêves

Ecrasent les durs la nuit et rasent les murs le jour

S’endorment sur leurs lauriers en attendant de meilleurs jours

Rien de mieux que quand t’es chargé à bloc

Voir la peur dans leurs yeux quand ils font dans leurs frocs

J’étais loin d’imaginer que je mènerai toutes ces batailles

Sorti tout droit de ses entrailles j’étais pas de taille

Qui aurait cru qu’un jour je tracerais une brèche dans cet éventail

Fidèle comme une ombre tu es mon pote l’ami fidèle jamais je reste alone

Avec toi je marche style Sylvester Stalone

Et j’ai appris ma première loi

Cette vie n’a pas besoin de toi

Prends soin de la rue sinon elle prend soin de toi

Pas besoin de prophétiser

Je me sens comme un ange avec les ailes brisées

Ma seule crainte dans le feu de l’action : ne plus pouvoir te maîtriser

J’admets je préfère tiser mais quand je suis raide mort

Tu me trouves un diez dans l’immédiat

Même si cela implique une première page dans les médias

Et si ce n’est pas du corps à corps on donne la mort d’un commun accord

Un peu de rouge dans le décor

Sans personne pour vérifier s’ils respirent encore Bereta

Ce n’est pas comme une passe ou un mariage à Las Vegas

Mon cœur a fondu sous ton feu de glace

Bereta mon coup de foudre fut mon coup de grâce

On a tant pleuré mais des fois on riait

Dis-moi que tu es enrayée je pourrais tomber des nues

Enfermés dans ce putain de monde tu es ma codétenue lâche moi une douille

Tant que ce monde part en couilles

Rafraîchis leur la mémoire bereta

Tant que mon doigt me chatouille





Tu vois je n’ai jamais eu grand chose mais au moins toi je t’ai

Tu as toujours été la même quand les autres me rejetaient

Tu es la seule qui puisse traduire ce que mon cœur peut leur dire

Je ne pouvais pas faire mieux que Dieu alors j’ai du faire pire

Que serais-je ou plutôt où serais-je sans toi

Six pieds sous terre sans abri ou SDF sans toi

Car sans toi je reçois un coup de schlass dans l’abdomen un scalpel ce n’est plus la peine

Ce qu’il faut un coup de pelle et un prêtre qui prononce amen

Mon rythme cardiovasculaire qui décélère

Shab’ ces auteurs qui guettent leur premier best-seller

Une fin à la Kayser Soze dans Usual Suspect

Ou étalé sur le sol comme tout bon rappeur qui se respecte

Carotide tranchée

Une dans le cœur deux dans la cervelle

A star is born shab’ un nouveau talent se révèle

J’ai vendu mon âme au diable et je ne la récupérerai pas

Et même si je pouvais je crois que je n’essaierais même pas Bereta

Tu me coûtes aussi cher que les taxes que paye l’état

Bonnie& Clyde mickey&Malory ou du Roméo&Juliette

Mais tant pis nous deviendrons ce qu’on aurait voulu être

Que ça dépende de 6 8 ou 9 mm

De Vénissieux à Villeurbanne que les keufs aillent se faire mettre

Car j’ai dit que nous vivrons notre vie

Même si c’est une tragédie à la Shakespeare

Je manque d’air il me semble que j’expire

Hollywood toi et moi au premier plan

Le reste que des figurants

Les anges prennent les anges laissent

Les balles blessent pareil qu’à Los Angeles

Si le doc me croit en état léthargique il a tort

Avec toi Bereta je suis allergique à la mort

Si sous l’une de ces balles fatales je succombe

Que notre histoire perdure par delà la tombe

Lyrics by Karemera ©2004






VIE D’MARGI

C’est ta vie C’est ta vie C’est ta vie Margi


J’inspire et expire en me disant

Que j’ai vu pire

Que peuvent-ils me faire subir

Pour m’empêcher de bâtir mon empire

Et expire en me disant que j’ai vu pireQue peuvent-ils me faire subir

Pour m’empêcher de bâtir mon empire



Schlass en place tout à prendre rien à offrir

Shable l’ordure sur la bordure du trottoir prête à mourir

Rien à foutre que t’aies ma gueule black dans

Ta ligne de mire

Plaque ton flingue sur ma tempe

Appuie sur la détente Margi j' pique un fou rire

Transpire si t' es l’un d' ceux qui contre moi conspirent

A vrai dire de ceux qui veulent entre guillemets me refroidir

Approche-toi du vampire si ça t' tente d' tester les crocs

On pourrait se croiser si tu prends le premier ou le dernier métro

Est-ce les temps qui changent

Ou est-ce les anges qui se vengent

A trop vouloir jouer le auch

Il a fallu qu’elle te fauche en pleine poitrine du côté gauche

J’ai une peur franche

J’entends de moins en moins les battements de ton cœur qui flanche

J' suis pas Dieu le père

J’envoie personne en enfer

C’est du biz’ ç'a rien d’ perso c’était ta cartouche

J' touche mon flingue que pour dégainer

Quand j' dégaine c’est qu' pour tirer

Et quand j' tire j' fais mouche

Voici ton heure voici ton jour

Dis à Dieu que j'dis bonjour

J'ferai pas de bouche à bouche

Respire respire respire l’ami

J' suis pas venu ici pour m' foutre les doigts dans la merde

Ce qui importe c’est ce que j’y gagne

Peu importe qui ou quoi ils perdent

Ceci n ‘est pas un biz’ pour ceux qui l' font pour rire

Bute ces porcs et laisse les corps de ces bouffons pourrir

Te place surtout pas entre moi et ce à quoi j’aspire

J’ai la mort dans l’âme

De jour en jour j' la vois périr

Et le pire c’est qu’aucun doc’ dans ce monde peut me guérir

J’ai la mort dans l’âme joue aux échecs et pas aux dames

M’inflige pas d’ blâme

J' plane sur ma propre came

Cette vie de Margi c’est ma peine sans remise

Ma mère me tuerait si elle savait que je ne vais plus à l’église

Je lui mens tout le temps au téléphone mais que veux-tu que je lui dise ?

Maman je chie pisse et dors sur le même bitume

C’est peut être ton fils mort qui t’envoie son titre posthume

Pour nous il n’y a pas de police ni gendarme

Mourir sans revolver ou prendre 10 piges pour port d’arme

Sans états d’âme hors-la-loi je suis à l’envers ils voudraient m'faire ma fête

A l’endroit je serais si leur loi n’était pas mal faite

Toutes les voies mènent à la mort

Je cherche juste ma gache

Dès que je passe que ça se sache le mort est en marche

Qu’ils prennent ma vie sans préavis avec un Magnum Smith et Wesson chargé à bloc

Y a qu' mon âme qui soit en or le reste c’est du toc



J’inspire et expire en me disant

Que j’ai vu pire

Que peuvent-ils me faire subir

Pour m’empêcher de bâtir mon empire

Et expire en me disant que j’ai vu pire

Que peuvent-ils me faire subir

Pour m’empêcher de bâtir mon empire

Et expire en me disant que j’ai vu pire



Et dire qu' j’ai passé toute ma vie à mourir

Mon seul regret c’est de n’avoir eu qu’une seule vie à vivre

Ce qu’il me fallait pour survivre je l’ai pas trouvé dans les livres

Entre parenthèses dehors c’était trop hardcore

Personne ne s’en est soucié j’ai pris le ‘blème à bras le corps

Question de temps

Le temps de dire va t' faire mettre

Si j' peux m' permettre

En 15 minutes montre en main les keufs bouclaient le périmètre

Police Nationale Zone Interdite

Même pas le temps que je réalise

Merde j’ai perdu un frère et une mère a perdu un fils

Juste un dernier regard j’entends encore cette sirène

J' vois encore ce gyrophare

J’attendais une ambulance ils ont envoyé un corbillard

M’en veux pas tout de même si l’ombre a fini par manger sa proie

Ce qu’on n’a jamais fait pour moi j' vais le faire pour toi

J' mets des gants j' te rends une visite non officielle

Un aller sans retour au Paradis Artificiel

Est-ce que tu sais qui je suis

J' suis un mort en sursis

Moins on m' voit mieux on se porte

Je m' sens comme un poisson dans la mer morte

Dans mon baggy un flingue dans la main droite une 8.6 de la bière forte

Tu sais de quoi il s’agit d’une vie d’ Margi

Margi merci ça s’écrit comme ça se prononce

Je vis cette vie d’ Margi jusqu’au bout sans complexe

Jusqu’au cimetière crosse entre pouce et index

Et Y a pas moy' qu' mon flingue chope la crève

Si tu parles de trêve mec tu rêves

Quand la seconde devient minute

La minute devient heure et les jours passent

Je me noie Je me noie

De plus en plus je sens la peur de ne plus faire surface

Ame damnée n’a plus de place laisse l’ispis di kunas me condamner pas kontumas

Mais quand ils viendront pour moi

Quand pour moi sonnera le glas accorde-moi une mort digne une mort de soldat

Eteins mon âme en feu sans voix sans visage

Car désormais j' suis comme une arme à feu prête à l’usage

Sans cran d' sûreté jusqu’à ce qu’ils viennent me chercher

Le seigneur est mon berger qui pourrait me faire chier ?



Si c’est ta vie c’est pas une vie c’est ta vie d’ Margi

Si c’est ta vie c’est pas une vie fais ta vie Margi










OVERDOSE

C’est au sky que je carbure plus qu’à la coc’ pure

Pas de coca cola dans mon verre je préfère l’alcool pur

La femme c’est une drogue douce? non c’est une drogue dure

Pire que la coke au sky je carbure

Je suis sans la nicotine raide sous la guillotine

A chacun sa drogue même ma fille me réclame sa tétine

Je plane je plane je plane je plane sur un nuage

Shoot shoot shoot shoot ce n’est qu’un mirage

J’entends des Karemera

Je crois qu’ils ne me connaissent pas et s’ils me connaissent ils me connaissent mal

J’ai dans mon sang un peu d’alcool et une substance illégale

Cours cours cours appelle tes potes peu importe mon état

Même rempli de vodka

Je te retrouve et c’est mon pote qui te baise sans poteca



Overdose overdose mes potes qui tisent

Overdose overdose mes potes qui spliffent

Overdose overdose mes potes qui baisent

(t’as pas de feuille à rouler là?)



Où sont mes ennemis?

Ça leur ferait du bien de savoir que je viens de vider une bouteille et demi

Qu’ils me foutent le souk et plutôt que je danserai

Les yeux ouverts poings fermés et les dents serrés

Qu’ils composent le 17

J’apprécie le geste au moins là bas ils me connaissent

Souvenir d’un alcootest

Zigzag sur la voie express en état d’ivresse

Tchin tchin je lève un toast en leur honneur

Un verre de sky cul sec

Malgré leurs obsèques

Que pourrais-je dire par rapport aux faits qui me sont reprochés

Ce n’est pas un tic si je charge mon automatique

Je me pique car je ne peux plus faire confiance à ma clique

Je vide mon sac de haschisch

Je plaque mon flingue sur ma tempe et mon esprit me fait shish



Overdose overdose mes potes qui tisent

Overdose overdose mes potes qui spliffent

Overdose overdose mes potes qui baisent

(oh passe une 8.6)



Comme un incendie déclenché par une seule flamme

Ma vie je la tiens d’une seule et unique femme

A ce qu’il paraît j’abuse à ce qu’il paraît j’abuse trop

De soirée en soirée perdu au fond d’un bistrot

Il y a une fusillade

Cce n’est pas moi j’étais au chiottes car en ce moment je pisse trop

Je ne bois que pour dormir

Sniffe pour me réveiller

Au fait je crois qu’il faut que j’arrête les amphets

LSD cocaïne l’heroine qui me ruine

Les yeux dans les yeux il a fallu que je vois ma puce

C’est quand tu crois que tu as tout perdu que tu peux perdre encore plus



Lyrics by Karemera ©2004




J'AI FAIT UN CAUCHEMAR

Non oh mon dieu !

Dieu est occupé pour l’instant puis-je t’aider ?

Que quelqu’un me réveille

Avant qu' mon âme s’échappe

Dans ce monde y a tant de merveilles

Et j' veux pas que Dieu m’embarque

(J’ai) fait un cauchemar ce mat’

(En plein jour) mes yeux s' dilatent

J' vois des Blacks tuer des Blacks

Pour des histoires de chattes

Et j' vois du sang d' Black

Du sang d' Black

Des flaques sur le bitume qui craque

Driveby shootings en

Voitures banalisées avec de fausses plaques

Pour des histoires d' queues d' chattes

Clac clac cercueil

Ou chaise roulante en cul de jatte

(J’ai) fait un cauchemar ce mat’

Ils ont des flingues flash balls

Des matraques et des casques

Et nous ce qu’on a

Comme par hasard des schlass et des masques

(J’ai) fait un cauchemar ce mat’

Aucun black à la fac

Tous à la bac

Du grand mac du ghetto

Jusqu’au petit dealer de crack

Et aucun black bureaucrate

Seul moyen de survie

Etre dans les bacs à la FNAC

Autant qu' j’attaque une banque

Et qu' j’en sorte un gros sac

Puis que je braque une pharmacie

Pour obtenir un prozac

Fait un cauchemar ce mat’

Frère mate mes stigmates

Je les tiens tous de mes blacks

Ils veulent qu’entre nous on se batte

Nous voir à quatre pattes

Nous faire descendre à coups de battes

Mais milles fois mourir debout

Que de vivre à genoux

Tu braques ou tu raques

Et si les keufs peuvent qu’ils t’attrapent

Bercé par l’asphalte

Guetté par la rat’

Prêt à signer un pacte

Pour ne serait-ce qu’un petit espoir

Pour qu’on contre attaque

Excuse- moi si je suis frac’

J’ai pris une teille de cognac

Que quelqu’un me réveille

Avant que mon âme parte



(Martin luther King )



Lyrics by Karemera ©2004



06. LES LIENS D' SANG

Quelqu’un me dise à partir de quel moment j’ai dévié
En tête à queue en train de gerber dans mon évier
Déjà nerveux dans l' ventre de ma mère 4 kilos
J' balance des coups de pieds elle se met à perdre ses eaux vais-je naître prématuré
Un doigt sur la gâchette je suis déjà prêt à tirer prêt à tuer
(Shotgun)
Maintenant je sais que nos arrêts de mort sont signés
Que nos corps sont libres mais que nos âmes sont consignées
Désormais je sais que d’avoir eu à me porter
9 mois dans son ventre elle aurait du m’avorter
De quoi elle a accouché ?
Un réfugié politique immatriculé
Je suis d' ceux à qui on dit à première vu va te faire enculer
P'tite sœur pleure pas je suis dans le couloir de l’OFPRA
RER à Fontenay-Sous Bois ça fait partie du contrat
Quoi qu’il arrive on sortira d' ce putain d' SONACOTRA
Un an et demi qu' j’attends mon tour comptant jour après jour
Le temps te prend de cours sans la carte de séjour
Et Dieu sait que je l’obtiendrai du premier coup ou en recours
Question de vie ou de mort t' as chaud t' as froid tu vas faire quoi gars ?
Que je m’en sorte blessé mort ou indemne
J' garde la tête haute de toute façon c’est du pareil au même
Sans piers-pa j' te dédie ça avec ce qui reste de mon cœur
On ne serait pas là sans Coluche et ses restos du cœur
Pas la peine que tu me dises qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond
Je l’sais depuis que j’ai pu lire 8.6 sur mon biberon
8.6 l’alcool le seul vice qui s’est transmis de père en fils
ç’a pas toujours été rose mais il n’y a jamais eu
De quoi faire une overdose
Pourquoi dramatiser ?
Au plus j’avais juste qu’une teille de rhum à tiser
Au pire j’étais juste un peu traumatisé
Jouons carte sur table
Nul besoin d’un accord parental souhaitable
T' as un ref c’est ton ref et t' as un ref c’est une pute
T' as une meuf c’est ta meuf et t' as une meuf c’est une pute
T' as un keuf c’est un keuf et celui là on le bute
Même père même mère j’ai vu des frères escrocs me sortir leurs crocs
J’ai vu ma propre meuf me verser des larmes de croco
J ’ai vu des keufs m’arrêter les mains en l’air négro
Et Veni Vidi Vici
Je suis venu j’ai vu et j’ai vaincu car comme p’pa disait toujours
Qui vit par le cul périra par le cul

J’ai vu nos liens d' sang se taillader les veines dans un bain d'sang
Testé le goût de sérum
Frôlé des pacemakers
L’opération à cœur ouvert dans cette pièce m’écœure
Senti l’odeur de la mort
Oh mon Dieu que ça pue
J’entends encore le doc me dire
On a fait tout ce qu’on a pu

Fut un temps où on était tous bercés par une cause commune
Comment ça se fait qu’on se retrouve dispersés dans des fosses communes
Contrairement à ce qu’on dit
J' suis né à Butare dans le centre des bandits
Cousins cousines frères et sœurs sur le point de s' tuer
Première option gangster deuxième prostituée
Shab’ mon boarding pass en pleine forme me voici
Sur la plate forme de Roissy et si jamais j’affiche ce sourire faut pas s’y fier
J' suis rentré dans ce bled avec des papiers falsifiés
Plus de chance qu’on m’expulse
Qu’une balle sur six en roulette russe
Un homme de moins un homme de plus dont les yeux convulsent
Ces menottes me torturent j' voudrais cacher ma gueule et marcher comme une tortue
Rien que pour tuer le temps et tout pour que le temps me tue
Voici qu’on en arrive au meyday meyday Roissy on a un ‘blème
Y a pas moyen que je guette cet aéroport je sais d’où je sors
Si t' entends dire que je suis à bord sache que je suis un homme mort
Ils me parlent d’un paradis blanc
Mais au fond de moi je sais qu’il y a un enfer noir
Et comme P’pa disait toujours
Fils être noir ce n’est pas ce genre d’histoires qui finissent le même soir
Je connaissais le refrain j’avais qu’à pas danser
Mais dans ce monde faut des fois que tu avances à pas cadencé
Je ne peux pas traduire ni te dire à quoi ça pourrait correspondre
Il n’y a pas de feu pour tout cramer ni de lacets pour se pendre
Si il y a un Dieu pour les noirs j’implore sa miséricorde pas la misère sur une corde
Margi fait sa prière il n’y a plus rien qu’ils puissent faire
Il avait pris un charter <<air aller simple pour l’enfer>>
Comme c’est dommage à son âge
Voyage en 3e classe dans une classe
D’un train d’atterrissage
Sauver son enfance est une cause perdue d’avance
Le mal est fait il a donné des cheveux gris à son père brisé le cœur de sa mère
Tout ça pour une chimère éphémère
C’est pas d' chance tu sais
L’horreur est humaine même la vierge marie
Jésus le fils de Dieu a déchiré son hymen
J'suis qu’un spécimen de cette espèce humaine
Et ils voudraient m’interner pour être né du mauvais côté de la méditerranée
J’ai chié la peur et la honte
Quand ils ont flingué mon oncle à bout portant depuis le temps
J’ai retenu qu’un seul passage de l’ancien testament
Œil pour œil
Dent pour dent
Car comme p’pa disait toujours c’est le struggle for life
Et si t’as pas de flingue sers toi de tes incisives
Et sois prêt à subir jusqu’à ce que mort s’ensuive
Lyrics by Karemera ©2004



PARADIS OU ENFER

Du berceau à la tombe mon enfance marquée de larmes

J’attends en sueurs roides

En compagnie de mon âme

Derrière les barreaux en solo

Resté le même négro

Je n’ai jamais changé de style ni changé de flow

Quand je pense que ces enfoirés dehors font la fête

Sur des textes que j’ai écrit dans ma cellule à perpet

Violence à mon insu mais que faire sans thune dans la rue

Pas de business en vue autoroute sans issue

Ils te disent si tu te fais pecho résiste

Persiste mais soi réaliste

Il n’ y a pas de porte exit

Dans l’underground je ne peux pas voir le ciel ni l’éclair

Extinction des lumières

La vie d’un marginal quand le spleen fait mal

Dépourvu de tout espoir quand la chance se barre

Fallait croire pour le voir

Dans le milieu où j’ai grandi fallait voir pour le croire

Au nom de tous les miens je le jure si je reviens

On fera comme toujours old school

Du scratch partir de rien

J’implore la divine bonté

Puisse le tout puissant absoudre mes péchés

Planer était un chemin vers la liberté

Une fois enterré j’espère qu’ils me foutront la paix

Mort d‘un ouf mon dernier souffle



Paradis ou enfer

Faire ce qu’on a à faire

Jusqu’à preuve du contraire

Il n’y a que mes frères dans le cimetière



Menottes dans le dos

La vie d’un héros desperado

Numéro uno première page des journaux

Le peuple a le trac pour ses fils ils pissent des 8.6

Les gosses claquent bourrés de crack je lance l’attaque

Instinct sauvage ils m’arrachent ce à quoi je m’attache

Rempli de rage ils me laissent mes tatouages

Les mains en l’air au regard de mes pairs

Mon esprit sans répit te dit ce qui se passe dans la vie

Quand ton honneur est détruit je lance la réplique

Nique la politique des hypocrites qui m’intoxiquent

Ils diront que c’est triste dans la vie d’un artiste

Oh temps suspends ton vol je plane sur la piste

Que passa dans le vie des gangsta

Trimbaler mon art

Je ne fais pas la star je reste lascar

Je ne comprendrai jamais cette société

Privé d’identité je me repose sur mon passé

Quel avenir pour mes ennemis tueurs en série

Qu’ils bouffent des pissenlits par la racine

Je pique un fou rire

Kris fidèle à ma clique dès que je fais du fric

Il faut que je m’explique avec les flics

Je surgis des cendres au lieu de me rendre me vendre

Je préfère me pendre



Paradis ou enfer

Faire ce qu’on a à faire

Jusqu’à preuve du contraire

Il n’y a que mes frères dans le cimetière



Au coucher du soleil quand les négros restent en éveil

Est-ce que la vie en vaut la peine ou devrais-je m’ouvrir une veine

(J’ai)construit des rêves chimères sur la convention de Genève

Hardcore attendre encore que je crève

Pays des milles collines

Je sens le feeling

La bière toujours fraîche la femme toujours belle

Le cœur rebelle je m’offre en accapel

Pas besoin de shit spliff ni de cocaïne

La colère mon unique source d’adrénaline

La vie d’un marginal se résume au tribunal

Nique la justice à travers mes lyrics

Ni optimiste ni pessimiste juste réaliste

J’expose mon art au standard il faut que je monte à la barre

Mon avocat un enfoiré en costar de 5000$

fils de pute si ça schlingue je prends mon flingue je te bute

Tireur d’élite en prêtre il ouvre la bible à l’improviste ce traître

premier chapitre en titre c’est la faucheuse qui te rend visite



Lyrics by Karemera ©2004




SUR MA CROIX


Dernier coup de minuit L’honneur est au pleurs

Chaque chose en son temps

La douleur console mon malheur

Oh père tout puissant éloigne moi cette coupe de douleur

J’ai le malheur qui me blesse ne cesse de causer ma détresse

Autant en coule le sang il n’y a pas de remède à ma tristesse

L’enfer me déclare la guerre

Cheminement du calvaire

Le ciel d’1 gangster se trouve-t-il 6 pieds sous terre

des quatre murs je vais atterrir à l’intérieur des quatre planches

Je ne pourrai plus franchir l’étanche

Les lâches en costume noir ils cachent mal leur arme blanche

Amertume et torture déchirement et tourment

Je te jure pour survivre il fallait que je crèche

Sans lune tu ne pèses pas lourd tu te fais croquer au petit déj

Je subis le martyre

Vais-je survivre ou vais-je mourir

Dis moi que mes frères du posse cesseront de souffrir



Sur ma croix ils osent me dire que j’ai des droits

Laissez moi dans mon émoi la mort d’un hors-la-loi



Sur le site de golgotha lieu du crâne clouons un lascar

Le peuple crie à mort envie du S double barre

Ils sont armés jusqu’aux dents comme si j’étais un brigand

Que faire de son corps

Dépouillons le de son or sa fierté en essor

Tirons ses fringues au sort

Si au moins tu savais ce que tu faisais re-fré

Couronnement d’épines en surplus de coups de fouets

Oh seigneur élimine mes adversaires ces traîtres

Je suis l’horreur abominable je suis placé ou je ne dois pas être

Je ne crains pas ceux qui ne font que s’en prendre au corps

Je demeure hardcore

J’ai plutôt peur de celui qui décide après la mort

Mon heure personne ne la connaît même pas les anges

Seul le père le sait

Seuls les plus forts survivent

Le temps n’a guère de rive

La vie n’a pas de merci

Elle ne partage pas kif kif

Témoin d’un homicide victime d’un génocide

Es-tu kris margi au destin fatal oui je le suis tu l’as dit

En ces jours là le soleil se cachera plus de lune plus d’étoile alors on verra

Le rideau du temple qui se déchirera en deux de haut en bas

Cachet de scarla dans le dos

A u dessus d’un écriteau

Identité d’un afro de là haut montrant sa rage comme badge

L ’insigne des Négros

Leur rêve primordial qu’un marginal crève

Erreur dès que je rendrai l’âme d’autres prendront la relève

D’ici je vois mes ennemis se passant des taffes

Croyant que c’en est fini crachant sur mon épitaphe

Envoyez une bombe venez pissez sur ma tombe

Je n’ai jamais craint ce monde je surgirai d’outre-tombe



Lyrics by Karemera Copyright ©2004




CHELSEA

Elle et moi dans le même lit il a suffi d’un soir

Une de ces nuits de pleine lune le reste c’est de l’histoire

Tu es né mon bébé et tu t’appelles Chelsea

Alors que je suis accoudé au bar sirotant du Henessey

En attendant le temps que je perce

C’est des larmes que je verse

De studio en studio mais les rimes ne payent pas de Pampers

Au moins si je pouvais voir tes moindres faits et gestes

Sans ta voix au téléphone il n’y a plus rien qui me reste

Comment rester peper avec des mots comme j’espère

Je ne veux pas fuir mes responsabilités de père

En ce qui concerne ta mère on se retrouve et on se perd

Ne t’inquiète pas Chelsea

C’est ainsi ces temps-ci

Ma propre chair mon propre sang

Tiens je te fais la bise

Ça ne serait pas ce biz

Je serais là à chaque fois que ma présence serait requise



Tu m’as promis de m’appeler Papa le téléphone ne sonne pas

J’attends j’attends j’attends papa mais le téléphone ne sonne pas

Tu m’as promis promis de m’appeler papa mais le téléphone ne sonne pas

J’attends j’attends j’attends papa mais le téléphone ne sonne pas



J ’ai voulu plaider ma cause mais l’audience était déjà levée

Couper la parole au juge ça aurait fait enfant mal élevé

Comment me résoudre à dire au revoir à ma fille

Quitte à être un homme ne serait-ce qu’une fois dans ma vie

A ton avis combien de jours passent sans que je pense à toi

Je regarde autour de moi tout ce que je vois se résume en toi

Etre papa ne me demande pas si j’en ai encore envie

C’est mon seul souci tant que je suis encore en vie

Quel euphémisme (que de me dire)

Je me sens qu’un peu seul sans ma petite Chelsea

La pièce manquante au puzzle

J’ai beau être immature

Disparaître dans la nature sans aucun signe de vie

Tu es ce que l’amour implique et signifie



Tu m’as promis de m’appeler Papa le téléphone ne sonne pas

J’attends j’attends j’attends papa mais le téléphone ne sonne pas

Tu m’as promis promis de m’appeler papa mais le téléphone ne sonne pas

J’attends j’attends j’attends papa mais le téléphone ne sonne pas



Et il me semble que les jours se suivent et se ressemblent

T oi et moi si différents qu’on ne pourrait plus être ensemble

V aut-il mieux tard que jamais ? Non vaut mieux tôt que tard

Pourvu que mon enfant ne sois jamais traitée de bâtard

Pire qu’elle soit matée comme un phénomène de foire

Juste en ne prétextant que je n’ai pas fait mon devoir

Je me suis noyé dans mon verre

Enfermé dans une bouteille qu’on a largué en plein dérive

Mais la mer ramène toujours la vérité à la rive

Je ne te promets pas la lune je ne pourrais jamais la décrocher

Je serai toujours là pour toi ça tu pourras me le reprocher

Si avoir la plus belle fille du monde c’est mon péché

Si c’était à refaire rien ne pourrait m’en empêcher

J’irai jusqu’au point de faire du mal

S’il fallait t’arracher les épines des fleurs du mal

En mon âme et conscience

Tu es la seule à avoir donné un sens à mon existence

C’est pour ça que je t’aime

Et je te le dis quand même

Même si compte tenu des circonstances

Cela n’a plus beaucoup de sens



Lyrics by Karemera ©2004